vendredi 11 septembre 2009

Message de la SDSD - JUILLET 2009




Être un instrument entre les mains du Seigneur pour aider ceux qui sont dans le besoin

2006 a été l'une des années les plus dures mais riche en expérience pour mon époux et moi. Notre petite fille, Hnaithingö, avait à peine 7 mois, j'étais à la recherche d'un emploi et mon époux travaillait à son compte de façon saisonnière, bref, une situation plutôt précaire. N'ayant pas travaillé depuis la naissance de Hnaï, nous avions épuisé toutes nos économies. Dans notre garde manger, il ne nous restait plus qu'un dernier paquet de soupe. En m'en rendant compte je dis à mon époux: « il nous faut un miracle pour pouvoir finir le mois». Pour être franche, j'ai vraiment commencé à m'inquiéter sérieusement. Quelques minutes après cela, le vice rectorat me contacta pour me faire part d'un poste à plein temps à proximité de chez nous. Ce fût une très bonne nouvelle pour nous, mais cela ne réglait toujours pas la question de la nourriture. Étant donné que je devait contacter le lycée où je devais travailler le jour suivant, mon maris, ma fille et moi sommes allés à pied (nous n'avions pas de véhicules à l'époque) au téléphone publique le plus proche qui se trouve à 1 km de la maison. Je me souviendrais toute ma vie ce qui se passa ce mardi après midi. En descendant la côte, nous marchions devant un supermarché et mon regard fût attiré par la silhouette d'une personne marchant avec un sac de riz sur les épaules. Lorsque cette personne se retourna, je reconnu très vite le visage de frère Anihia Charles que nous appelons communément Titi. Il se dirigea droit vers nous et nous dit: « Tiens, c'est pour vous... moi dormir sur le lit à moi à la maison et moi penser, vous besoins nourriture! C'est pour ça moi prendre le car pour acheter à manger pour vous deux et bébé...après ça, moi partir encore à la maison! »
Mes yeux remplis de larmes et le cœur plein de joie, je remerciais le Seigneur et eut la plus grande reconnaissance et le plus grand respect pour cet homme, qui fût l'instrument par lequel le Seigneur a pourvu aux besoins immédiats de mon foyer. Cette expérience m'a confirmé une connaissance fondamentale. Le Seigneur ne nous abandonnera jamais. Il touchera le cœur de beaucoup d'autres, comme il a touché le cœur de frère Anihia. Je témoigne que la seule sécurité que je n'aurais jamais vient en gardant les commandements du Seigneur et en soutenant mes dirigeants et les autorités de l'église.
Comment donc devenons nous un instrument dans les mains de Dieu? Président Don R. Clark
des soixante dix nous donne trois clés principales.
Premièrement, nous devons avoir de l'amour pour les enfants de Dieu. Lorsque l'homme de loi demanda au Seigneur « Maître, quel est le plus grand commandement? » Le Seigneur lui répondit: « Tu aimeras ton Dieu de tout ton cœur, de tout ton âme et de tout ton esprit; c'est le premier et le plus grand commandement, et le second qui lui est semblable, tu aimeras ton prochain comme toi même. » Lorsque nous aimons les enfants de Dieu, des opportunités nous sont données pour les aider à retourner en sa présence.


Deuxièmement, nous devons prier et jeûner. Si nous voulons réellement être des instruments entre les mains du Seigneur alors notre désir s'entendra dans nos prières et sera la raison principale de nos jeûnes.


Finalement, nous avons besoin d'être réceptives aux murmures du Saint Esprit, car si nous désirons être un instrument entre les mains de Dieu, nous pouvons recevoir des révélations. Le prophète Alma le jeune nous partage des révélations qu'il a reçu: « Je sais ce que le Seigneur m'a commandé, et j'y mets ma gloire...Oui, et c'est là ma gloire, de pouvoir, peut-être, être un instrument entre les mains de Dieu pour amener quelque âme au repentir; et c'est là ma joie. » (Alma 29:9) Alma avait reçu des révélations concernant ce qu'il devait faire.
Président Faust a déclaré: « Vous pouvez être un instrument puissant entre les mains de Dieu pour l'aider dans son œuvre... Vous pouvez faire quelque chose pour une tierce personne que personne d'autre au monde qui ne soit né sur terre ne peut faire... »
Chères sœurs, nous pouvons être un instrument puissant entre les mains de Dieu; aimons donc ses enfants comme nous mêmes, prions et jeûnons pour en avoir l'opportunité de leur venir en aide et surtout, soyons réceptives aux murmures doux et léger de l'esprit qui nous guidera, même si comme Néphi, « nous ne savons pas d'avance de que nous allons faire, ou dire... ». Laissons nous guider par l'esprit. Au nom de Jésus Christ. Amen.
Soeur Hotere Sonia

Aucun commentaire: